L’affaire Blackberry étendue

On en trouvera moultes traces sur le net, la marque canadienne d’appareils téléphoniques à clavier à tout faire a été interdite à l’Élysée. En effet, l’ensemble des communications passent par les serveurs canadiens. Inutile de préciser donc que la plus haute autorité de n’importe quel état normalement constitué doit évidemment rejeter un tel système.

Cela est valable pour les plus hautes autorités de l’état, soit, mais cela reste également valable bien évidemment pour tous les ministères et administrations. Et ce n’est différent en rien des risques encourus par les entreprises.

Alors, votre entreprise confie ses communications à une société privée ?

Dans le cas de l’affaire Blackberry, c’est bien, elle éclate au grand jour dans tous les médias, pas seulement ceux liés à la presse informatique.

Et dans le cas des systèmes de messagerie instantanée propriétaires utilisés par les employés de votre entreprise ? C’est pareil. Tous ces systèmes sont centralisés chez la société privée, fournisseur de service. Les exemples les plus évidents sont MSN/WLM par Microsoft, AIM par AOL, Yahoo! Messenger par Yahoo!… ils sont tellements évidents, là, devant nous…

Ne parlons même pas de Skype, qui lui n’est pas centralisé, mais qui envoie des données on-ne-sais-où, et qui génère du traffic même quand il n’est pas utilisé.

Le seul moyen de contrôle de la messagerie instantanée et de la VoIP pour votre entreprise, c’est l’installation d’un serveur Jabber et d’un serveur SIP, et le déploiement des solutions clientes sur les postes.